Chapitre 1 La réaction inflammatoire, un exemple de réponse innée

Chapitre 1 La réaction inflammatoire,

un exemple de réponse innée

Introduction : Rappels 3eme
Logiciel immunité 3eme: pour le télécharger à la maison + Thème 3A immunologie chapitre 1 élève + Plan de travail partie 3A

Les organes de l’immunité : L’immunologie correspond à l’étude du système immunitaire (organes et cellules). Le système immunitaire correspond -entre autre- à un ensemble de cellules qui sont produites au niveau d’organes dits lymphoïdes. Les organes lymphoïdes primaires sont un lieu de production des cellules de l’immunité (thymus,  moelle osseuse) et les secondaires sont un lieu de stockage (ganglion, amygdales, végétation, rate… )

organes lymphoides

Deux types d’immunité :

  • Innée sans apprentissage et universelle (voir article de PLS)
  • Acquise en fonction des pathogènes rencontrés.

L’anté-immunité désigne des éléments qui entrent en jeu dans la défense de l’organisme avant la mise en place des mécanismes d’immunité innée ou adaptative.

Ce sont des barrières qui évitent simplement l’entrée de pathogènes dans l’organisme.

barrières

Problème posé : Quelles sont les caractéristiques et les conséquences de la réaction inflammatoire aigüe ?

I/ Les caractéristiques de la réaction inflammatoire (RI)

             A/  L’immunité innée

1- Symptômes de la réaction inflammatoire

schéma réaction inflammatoire 1 et le power point présentant les étapes de la réaction inflammatoire

réaction inflammatoire étape 1Conclusion :

Quel que soit le facteur qui la déclenche, la réaction inflammatoire se traduit toujours par :

  • 4 symptômes : douleur, rougeur, gonflement et chaleur au niveau de la zone infectée. Ces symptômes sont associés à un afflux de plasma sanguin vers ce site.
  • un afflux de cellules de l’immunité : les granulocytes et les monocytes. Les monocytes se différencient en macrophages.

Fiche sur les différents leucocytes et leurs spécificités

2- élimination des agents infectieux

Macrophages et granulocytes sont les cellules immunitaires réalisant la phagocytose.

La cellule entoure l’agent infectieux grâce à des extensions de la membrane appelées pseudopodes, puis le digère. Elles seront ensuite capable de présenter l’antigène du pathogène à la surface de leur membrane. On parle alors de cellule présentatrice de l’antigène. Ceci permettra d’initier la deuxième phase de la réponse immunitaire : la réponse adaptative, impliquant la production d’anticorps et de lymphocytes T spécifiques de l’agent infectieux.

Schéma de la phagocytose et son animation

la-phagocytose-animation-biologie en flash

Les étapes de la phagocytose :

phagocytose

3- Déclenchement  de l’immunité adaptative

étape 2 de la réaction inflammatoire

et son power point du schéma de la réaction adaptative 2

Conclusion : Au sein des tissus, certaines cellules se déplacent en permanence afin de détecter les pathogènes. Ce sont les cellules sentinelles (ex : les cellules dendritiques, les monocytes). Lors de l’entrée d’un pathogène, ces cellules se fixent à lui grâce à des récepteurs présents sur leur membrane. Ces récepteurs reconnaissent la plupart des pathogènes. Cette reconnaissance déclenche la sécrétion de médiateurs de l’inflammation qui vont activer un ensemble de réactions.

B/ Les médiateurs chimiques de l’inflammation

Les médiateurs de l’inflammation sont nombreux et vont permettre à l’organisme de se défendre contre les pathogènes. Ils participent au recrutement des  granulocytes et des monocytes qui vont migrer depuis les vaisseaux sanguins jusqu’à la zone de RI.

  • Le TNF permet aux granulocytes et monocytes de s’accrocher à la paroi des vaisseaux sanguins au niveau de la zone.
  • L’histamine augmente la perméabilité de la paroi des vaisseaux (vasodilatation), facilitant le passage des granulocytes et monocytes (et provoque aussi une entrée de plasma et donc le gonflement).
  • Les prostaglandines vont activer les récepteurs de la douleur. La douleur permettant d’alerter l’individu. Elles participent aussi à la vasodilatation et à l’apparition de fièvre.

II- Combattre la réaction inflammatoire

Les médicaments anti-inflammatoires agissent en bloquant la sécrétion ou l’action de certains médiateurs chimiques de l’inflammation.

TP 18 : Action des médicaments anti-inflammatoire

A/  Les enzymes impliquées dans la production des médiateurs chimiques de l’inflammation

Les médiateurs chimiques de l’inflammation sont produits par des voies du métabolisme dépendant d’enzymes clés. Par exemple, la cyclo-oxygénase (COX) est une enzyme qui transforme l’acide arachidonique (substrat) en prostaglandines H et G (produits). Cette transformation a lieu dans une poche réactive, le site actif. (schéma enzyme + complexe enzyme substrat sur le TP).

Production des prostaglandines: (power point prostaglan-1)

action aspirine

B/ Le mode d’action des anti-inflammatoires

Les anti-inflammatoires sont des molécules chimiques qui  permettent de diminuer fortement la production des MCI et qui réduisent ainsi les symptômes de la RI.

Les anti-inflammatoires sont de 2 types :

  • Les AIS (Anti-Inflammatoires Stéroïdiens) comme la cortisone et les corticoïdes
  • Les AINS (Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens) comme l’aspirine et l’ibuprofen.

L’ibuprofen est une molécule qui peut prendre la place de l’acide arachidonique au niveau du site actif de la COX. Plus l’ibuprofen est présent, plus l’activité de la COX est faible et devient nulle à 10-4 µmol/L d’ibuprofen. L’ibuprofen est un inhibiteur de l’enzyme COX.

action aspirine disparition manifestation

C/ Des précautions à prendre …

Dans certaines situations, il peut être utile de combattre la réaction inflammatoire. On utilise alors les anti-inflammatoires qui vont bloquer la production de certains médiateurs   chimiques comme les prostaglandines et donc diminuer la sensation de douleur mais aussi l’inflammation.

Les anti-inflammatoires ne doivent pas être pris sur une longue durée sans être associés à  un antibiotique. En effet, en diminuant l’inflammation, on diminue l’efficacité de la RI et on permet alors à l’agent infectieux de s’installer.

CONCLUSION :

L’immunité innée est une première ligne de défense qui agit d’abord seule puis se prolonge pendant toute la réaction immunitaire. La réaction inflammatoire aiguë en est un mécanisme essentiel. Lorsque les mécanismes de l’immunité innée ne suffisent pas, les cellules dendritiques vont permettre de déclencher l’immunité adaptative. La RI prépare donc le déclenchement de l’immunité adaptative.

réponse immunitaire innéeà titre de comparaison… l’immunité chez les végétaux (article PLS)

L’ensemble du chapitre en texte à trous auto-correctif.

immuno1

Sujet possible (Amérique du sud 2015):

En 2011, le prix Nobel de médecine récompense le français Jules Hoffmann et le canadien Ralph Steinman pour « leur découverte des cellules dendritiques et leur rôle dans l’immunité adaptative ». Elles ont le même rôle que les macrophages et constituent une première ligne de défense lors d’une atteinte des tissus ou d’une infection.

 

 Montrer comment les macrophages interviennent dans la réponse immunitaire innée tout en jouant un rôle précurseur dans la mise en place de l’immunité adaptative.

L’exposé doit être structuré, avec une introduction et une conclusion. Il sera illustré de schémas.



 

Le coin du professeur

Savoir : L’immunité innée ne nécessite pas d’apprentissage préalable, est génétiquement héritée et est présente dès la naissance. Elle repose sur des mécanismes de reconnaissance et d’action très conservés au cours de l’évolution. Très rapidement mise en œuvre, l’immunité innée est la première à intervenir lors de situations variées (atteintes des tissus, infection, cancer). C’est une première ligne de défense qui agit d’abord seule puis se prolonge pendant toute la réaction immunitaire.

La réaction inflammatoire aiguë en est un mécanisme essentiel. Elle fait suite à l’infection ou à la lésion d’un tissu et met en jeu des molécules à l’origine de symptômes stéréotypés (rougeur, chaleur, gonflement, douleur). Elle prépare le déclenchement de l’immunité adaptative.

Savoir faire :

Observer et comparer une coupe histologique ou des documents en microscopie avant et lors d’une réaction inflammatoire aiguë.

Recenser, extraire et exploiter des informations, sur les cellules et les molécules impliquées dans la réaction inflammatoire aiguë.

5 commentaires pour Chapitre 1 La réaction inflammatoire, un exemple de réponse innée

  1. Rafun Virginie dit :

    Bonjour,
    Je suis à l’université en sciences biomédicales. Votre chapitre, résumé condensé de la RI, est vraiment bien fait et permet une vue d’ensemble qui est très utile quand nous étudions la RI très détaillée en auditoire.
    Merci !

  2. mahadguelleh dit :

    Ces un bon cour pour le terminal S merci beaucoup

  3. bloblo dit :

    Je viens de comprendre la RIA 3 h avant l’épreuves de SVT xD
    C’est un très bon site. Bravo

  4. mylenepanheleux dit :

    Merci beaucoup pour ce cours, ainsi que pour les documents et diapos, c’est très instructifs.

  5. Ping : La Neuropathie Post Traumatique est Toujours Accompagnée d’Inflammation Importante et Chronique. Une Nouvelle Science: La Neuro Immunité. | Si Hippocrate savait

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